phil-

phil- (préfixe) Du grec philos, « qui aime ».

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L’inspiration vient d’une interprétation de Meldis (chantée a cappella sur fond de tambours) de la chanson Wherever he goes qui décrit, par l’exemple, la situation d’une femme sottement amoureuse d’un homme qui la traite comme une moins que rien. « Mais je l’aime toujours, je lui pardonne, je le suivrai où qu’il ira » en étant le refrain.

La similarité avec la société actuelle est intéressante à mes yeux. Dissonance cognitive oblige, nous nous complaisons dans un système que nous critiquons, voire que nous rejetons. C’est donc dans cet esprit que cette chanson a été réalisée.

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J’ai vraiment fait beaucoup d’études
Et me suis bien trop endetté
Mais désormais j’ai un travail
Je nettoie des planchers

J’aime la société
Malgré tout

On vit à l’ère du terrorisme
Mon pays doit bien se défendre
Je suis enrôlé dans l’armée
Maintenant je tue des gens

J’aime la société
Malgré tout

J’ai une maison
J’ai une voiture
J’ai une piscine
J’ai une résidence secondaire
J’ai trois cartes de crédit
Et j’ai même une assurance-vie
C’est absolument génial

Partout dans le monde on meurt de faim
Des réfugiés aux sans-abris
Mon assiette est pourtant si pleine
Que je dois en jeter

J’aime la société
Malgré tout

Les médecins veulent pourtant mon bien
J’ai toujours eu une bonne santé
Mais vaccins et plein d’examens
Maintenant je suis malade

J’aime la société
Malgré tout

On a envoyé des hommes sur la lune
On envoie des robots sur Mars
On a même une station spatiale internationale
Par contre, on guérit pas encore le cancer
Ou le diabète
Ou la schizophrénie
En fait, on guérit même pas la grippe commune
Mais bon

Sur mon lit de mort je me demande
Si tout ça en valait la peine
Me semble être passé à côté
Maintenant il est trop tard

J’aime la société
Malgré tout

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