post-

post- (préfixe) Du latin post, « après ».

Quoi de mieux pour clore l’album pré- que de nommer sa dernière « chanson » par son antithèse post-?

post- exprime ce sentiment de ne plus savoir où nous en sommes après avoir été trop absorbé par « la quête ». En effet, être un « chercheur de vérité » (lot dans lequel je m’inclus) n’est ni de tout repos ni une voie nécessairement remplie du bonheur de la découverte. Au contraire, constamment tout remettre en question, douter, adopter une nouvelle vision de monde et de soi-même peut être aussi difficile qu’épuisant.

Et combien de fois un chercheur honnête devra-t-il se remettre lui-même en question? Souvent.

 

Si un arbre tombe dans la forêt, mais qu’il n’y a personne pour l’entendre
Est-ce qu’il fait du bruit?

À force de chercher, j’ai fini par me perdre
À force de chercher la Vérité, j’ai fini par ne plus savoir ce qui était vrai

J’ai lu, j’ai réfléchi, j’ai médité
J’ai discuté, échangé et même argumenté

Mais au final, j’ai simplement remplacé
Une vision du monde par une autre

Fondamentalement, je n’ai absolument rien changé
Ni du monde ni de moi-même

Si un arbre tombe dans la forêt, mais qu’il n’y a personne pour l’entendre
Est-ce qu’il fait du bruit?

C’est passionnant de se questionner, de tout remettre en doute.
C’en est même parfois enivrant ou grisant, exaltant

Mais il faut savoir s’arrêter
Garder un pied à terre
Jeter l’ancre de temps à autre

Rester en contact avec son quotidien, soi-même
La vraie réalité

Quand on arrive à penser que la Terre est plate
Et qu’on vit dans une simulation
C’est probablement qu’on a trop pensé
Et qu’on a oublié l’essentiel

Trop souvent, j’oublie
J’oublie d’être présent
Présent à moi-même, présent aux autres

Je suis dans mes pensées, mais je ne suis pas ici
J’oublie d’être, tout simplement

À force de chercher la vérité, j’ai fini par ne plus savoir ce qui était vrai

Si je tombais dans la forêt et qu’il n’y avait personne pour m’entendre
Est-ce que je ferais du bruit?

 

 

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